La technique de la bauge

La technique de la construction en bauge consiste en l’édification de mur massif, souvent porteur, avec un mélange de terre, d’eau et de fibres végétales voire animales mis en œuvre par empilement de motte à l’état plastique, généralement sans l’aide de coffrage.

Les murs sont constitués d’une succession de couches de terre dites levées généralement d’une soixantaine de centimètres de hauteur. Montée la plupart du temps à la fourche, la levée encore meuble était compactée au bâton, éventuellement taillée au paroir, bêche plate et tranchante, avant d’être lissée ou recompactée.

Selon, le type de mise en œuvre, il fallait ensuite une à quatre semaines de séchage avant de pouvoir mettre en place la levée suivante pour laquelle un nouveau mélange d’eau, de terre et de fibres était réalisé. Selon la granularité de la terre, l’élasticité du mélange et le savoir faire du maçon, la hauteur des levées pouvait varier entre cinquante centimètres et un mètre vingt, la largeur entre cinquante centimètres et quatre vingt centimètres.

Ce patrimoine bâti, date dans sa grande majorité du 18e et 19e siècle. Mais, cette technique constructive est attestée en France par des fouilles archéologique depuis l’époque gauloise, et dans les édifices encore en place aujourd’hui depuis le 16e siècle.

On rencontre ce type d’édifice depuis la frontière belge jusqu’aux traces archéologiques en Provence, en passant par la Basse-Normandie et la Bretagne, deux des plus importants bassins, et sans oublier la Haute-Normandie, le Centre, les Pays de la Loire, l’Aquitaine, les régions Poitou Charente et Midi-Pyrénées.

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